|
|
Description Applications Coopérations Perspectives Contacts Liens
La technique de télémétrie
laser sur satellites est basée sur la mesure ultra
précise du temps aller retour d'une impulsion laser de la
terre à un
satellite artificiel.
Les satellites utilisés doivent être munis de réflecteurs laser qui sont des dispositifs
optiques simples réfléchissant la lumière dans
la direction incidente.
|
Une station de télémétrie laser est composée
essentiellement :
Satellite
géodésique français Stella (doc. CNES)
|
Station de télémétrie
laser satellites de l’OCA (doc. OCA)
Les mesures effectuées sur les différents
satellites sont traitées en station et disséminées
ensuite par l'intermédiaire des réseaux informatiques
internationaux vers une base de données commune à
l'ensemble des stations.
Ces données, éventuellement complétées par d'autres mesures issues de techniques diverses (VLBI, GPS, DORIS, marégraphes, gravimètres, etc.), pourront alors être exploitées par tout groupe scientifique impliqué dans des programmes de recherches. |
Cette technique, qui est certainement l'une des plus précises aujourd'hui
(1 cm) offre l'avantage d'être à la fois très simple
au niveau du concept, et de fournir des mesures par rapport au centre
des masses de la terre. Elle permet ainsi de définir un système de référence
terrestre absolu au centimètre près.
Parmi les principales applications scientifiques, qui ont toutes trait
à
l'étude de la terre et de son environnement proche
(géodésie, physique du globe, océanographie, etc.),
on peut citer :
- L'orbitographie de
haute précision pour la mesure de l'orbite et l'étalonnage
des altimètres radar des satellites océanographiques
Ers-1, Ers-2, Topex/Poséidon, Jason ou Envisat. Ces programmes
qui ont débuté il y a quelques années seulement,
ont pris un essor très important,en raison de l'intérêt
porté aux résultats de la recherche océanographique
(courants
océaniques,
climat, niveaux des océans et des calottes polaires,
cartographie des fonds marins, etc.).
- L'étude des forces qui perturbent les trajectoires des
satellites (satellites géodésiques tels que
starlette, stella, gfz1,...) permet, par exemple, de mesurer
le
champ de
gravité terrestre et son évolution, d'affiner
le géoïde
(voir illustration ci-dessous), ou encore de modéliser
les
marées.
|
|
Cette illustration représente le
géoïde qui est par définition la surface de
référence équipotentielle. (doc. CNES) |
Il existe actuellement une quarantaine de sites d'observations à
travers le monde (un seul en France). Ceux-ci sont regroupés
autour de trois organisations, EUROLAS (sur l'initiative
des groupes européens, étendus par la suite aux anciens
pays du groupe soviétique), NASA pour les stations exploitées
ou financées par la NASA, et WPLTN pour les stations
asiatiques et australienne.
En 1997 la communauté laser (stations, centres
de données et chercheurs) a décidé la création
d'un organisme international (International Laser Ranging Service
- ILRS site
) afin de coordonner l'ensemble des activités des différents
groupes.
Les coopérations sont nombreuses et fructueuses, tout d'abord au sein du GRGS (regroupement de divers organismes français impliqués en géodésie spatiale et en océanographie, tels que le CNES, l'IGN, l'INSU/CNRS, le Bureau des Longitudes, l'ENS, etc.), mais aussi avec d'autres organismes européens (DGFI à Munich, université de Delft, GFZ à Potsdam, ou NERC en Angleterre) ou américains (NASA).
L'équipe de Grasse fournit un nombre considérable de données (plus de 2000 orbites par an), et sa participation aux programmes des satellites océanographiques est tout à fait fondamentale et reconnue par la communauté scientifique internationale.
La complexité et la lourdeur des équipements font que la
répartition géographique des mesures à la
surface du globe n'est pas aussi régulière qu'il le
faudrait.
De plus, il y a un intérêt scientifique certain de pouvoir
déplacer une station laser sur des sites
d'étalonnage
des satellites océanographiques. Ces sites, obligatoirement
à proximité de la mer et de la trace des satellites, doivent
être équipés de plusieurs instruments indépendants
les uns des autres (récepteur GPS, balise DORIS, marégraphe,
gravimètre, et si possible station laser), afin d'effectuer des
intercomparaisons entre les mesures issues de ces instruments et les mesures
simultanées de l'altimètre embarqué sur le satellite.
|
C'est pourquoi un projet de développement d'une station de télémétrie laser ultra mobile (FTLRS - French Transportable Laser Ranging System) avait été soutenu et financé par le CNES, l'INSU et l'IGN dans les années 1990. Le résultat final est un instrument de 300 kg réparti en dix containers répondant aux normes du fret aérien. Deux personnes suffisent pour mettre en oeuvre l'instrument, dont l'activité est pilotée par le Groupe Missions et Performance Laser. Deux campagnes d'observations de 6 mois chacune sur les satellites
franco-américains Topex/Poséidon et Jason (pour la 2ème
campagne) se sont déroulées avec succès en 1996
et 2002 sur le site d'étalonnage
d'Ajaccio, en Corse. |
Station
laser ultra mobile (FTLRS) à Ajaccio (doc. OCA)
|