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Définition et Observation du RAYon SOLaire
I. Présentation de l'instrument :
C'est un instrument alt-azimutal qui fonctionne sur le principe
de l'Astrolabe de Danjon, où toutes les réfractions
(sauf le filtre) sont changées en réflexions (voir la page de
l'astrolabe solaire).
Dans cet instrument, l'objet céleste observé est déoublé
grâce à un bain de mercure. Lorsque les deux images
obtenues se croisent au foyer de l'instrument, l'objet se trouve
exactement à la hauteur définie par l'angle du prisme
réflecteur.
La mesure des instants de passage des deux bords successifs du
disque solaire à un cercle de hauteur donné permet
de déterminer la valeur de son diamètre angulaire.
Les éléments de l'instrument sont :
1 - une lame de densité qui ne laisse passer que la dix-millième
partie de la lumière du Soleil
2 - un bain de mercure qui matérialise le plan de l'horizon
(plan de référence)
3 - un prisme réflecteur d'angle variable dont l'arête
est horizontale et perpendiculairement à l'axe optique
4 - un télescope qui forme dans son plan focal les deux
composantes symétriques de l'image du bord solaire
5 - une caméra CCD et son système d'acquisition
numérique qui permet de reconstruire le bord solaire et
d'en déterminer l'instant de passage au cercle de hauteur.

L'instrument est piloté par cinq moteurs et par ordinateur,
via des cartes interfaces. Les trois moteurs de pointage concernent
l'azimut, l'angle du prisme et de la densité. Deux moteurs
de réglage fin concernent l'attitude de l'arête du
prisme et l'assiette de l'ensemble de la parite optique (découplée
de la référence du bain de mercure).
L'obturateur tournant permet d'enregistrer alternativement les
images directes et réfléchies qui défilent
sur la matrice de la caméra CCD (voir
photos de l'instrument).
L'étude de la perturbation des images par l'atmosphère
permet de préciser, pour un lieu donné, les meilleures
conditions d'observations. Dans tous les cas, un traitement d'images
s'impose pour les débarrasser des imperfections susceptibles
de fausser la bonne définition du bord solaire (voir
instrument MISOLFA).

II. Objectif de l'expérience :
Si DORAYSOL confirme les variations apparentes du rayon solaire
observées au Plateau de Calern par Francis Laclare depuis 25
ans, les physiciens solaires devront en expliquer l'origine.
L'objectif de l'expérience est donc de poursuivre la série
de F. Laclare de mesures du rayon solaire, en analysant les
variations apparentes.
Cet instrument est une nouvelle génération d'Astrolabe
Solaire modifié comme suit :
On a remplacé la lunette par un télescope dont les
filtres déterminent les longueurs d'onde d'observation
; on l'a équipé d'un prisme variable pour multiplier
les mesures et on le pilote par ordinateur. Il sera complètement
automatisé à terme.
Après trois ans de recouvrement avec la série visuelle
de F. Laclare, qui ont confirmé la qualité et la
compatibilité des mesures du rayon solaire faites à
Calern, il faut maintenant assurer un suivi de ce rayon dans le
temps, dont l'unité pour le Soleil est le cycle magnétique
de onze ans (matérialisé par le nombre de tâches
solaires ; voir exemple ci-contre).
La mission spatiale PICARD programmée avec retard par
le CNES pour 2008 consistera à mesurer le diamètre
du Soleil à la milliseconde d'arc près. Elle mesurera
également l'intensité lumineuse (variable) et la
rotation de la boule de gaz sur elle-même. En comparant
avec les mesures, faites en parallèle, de DORAYSOL, on
pourra connaître avec précision l'effet de l'atmosphère
terrestre sur les images et étalonner de la sorte les mesures,
qui devront être faites au sol pendant plusieurs cycles
solaires de 11 ans (voir le projet PICARD).
III. Le réseau DORAYSOL :
Le réseau DORAYSOL est constitué par l'instrument
de Calern, ceux d'Algérie (construction en 2002 de la copie
conforme à installer à Tamanrasset en 2005) et de
Rio (mêe filtre que DORAYSOL, instrument différent
utilisant un télescope déja en place).
La coopération franco-algérienne
est assurée par un accord 2000-2003 CMEP-DRU (coopération
inter-universitaire) soutenue par le Ministère des Affaires
Etrangères.
Un financement PICS concernant la collaboration franco-brésilienne
a été accordé en 2002-2004, (pour
la France et pour le Brésil pour 2002).
Une réunion s'est tenue l'été 2002 en Turquie
pour faire évoluer les astrolabes, turc et espagnol, en
vue de leur participation au réseau DORAYSOL et pour harmoniser
la forme des différentes données d'observation (voir page
collaborations internationales).
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